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Après deux ans d’attente, l’Aman New York ouvre enfin en août

La très exclusive enseigne hôtelière s’apprête à dévoiler son nouveau sanctuaire urbain au sein de l’emblématique Crown Building à Manhattan.

Annoncée officiellement à l’automne 2017 et initialement prévue pour 2020, l’ouverture sans cesse reportée de l’Aman New York vient d’être finalement dévoilée par le groupe hôtelier de luxe : l’établissement accueillera ses premiers hôtes le 2 août 2022.

Le bâtiment, conçu en 1921 par Warren & Wetmore, architectes parmi les plus emblématiques de New York (Grand Central Station, Helmsley Building) est situé dans le Crown Building, à l’angle de la 5e avenue et de la 57e rue. En pénétrant, les Aman accros accéderont directement au 14e étage, où un atrium à double hauteur donne un sentiment d’immensité face à Central Park. La zénitude de la marque a encore une fois été réinventée dans cet environnement urbain, nous transportant loin du rythme effréné de Manhattan. Cet Aman, œuvre de l’architecte vedette Jean-Michel Gathy du cabinet Denniston, compte outre ses 83 chambres et suites, les 22 premières résidences urbaines du groupe, dont un penthouse sur cinq niveaux.

Un spa unique de 2300 m2

Concrétisation de la plus poussée de la philosophie d’Aman Wellness dans cette partie du monde, l’Aman Spa de l’Aman New York offre un éventail complet d’installations dédiées au bien-être, dont notamment une piscine intérieure longue de 20 mètres. Aman / Presse photo

Chaque suite disposera d’une cheminée centrale, une première à New York ; de leur côté, les salles de bains, gigantesques et généreuses, ont été aménagées avec de grandes baignoires ovales, des douches en marbre à effet pluie et des lavabos à double vasque. Le grand luxe !

Les vrais plus : un spa sur trois étages de 2300 mètres carrés, une spectaculaire piscine de vingt mètres, un club-bar de jazz, un cigare-lounge, un rooftop avec vue sur New York et deux restaurants : Arva, l’emblématique table conviviale signée italienne Aman , et Nama et son concept culinaire japonais qui réinterprète la tradition du washoku (une pratique sociale basée sur un ensemble de savoir-faire, de connaissances et l’utilisation de produits locaux, NDLR) et où l’on pourra déguster une méthodiquement préparée par un chef sushi.

L’Aman New York en photos

L’hôtel Aman New York en images

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L’Aman New York a rejoint l’Amangani dans le Wyoming et l’Amangiri dans l’Utah en tant que troisième destination du groupe aux États-Unis. Dans les cartons de projets à venir, ce trio sera bientôt accompagné par l’Aman Miami (dont l’ouverture est prévue en 2024).

Les réservations ouvriront le 25 juillet 2022, pour des séjours à partir du 2 août 2022. Reste un dernier détail, les prix. Ils seront annoncés en juillet.

Aman New York, The Crown Building, 730 Fifth Avenue, New York, NY 10019. Tél. : +1 212 201 8888.

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dix rooftops pour prendre un verre, dîner marocain ou danser au sunset

De la médina à la palmeraie en passant par la ville nouvelle de Guéliz, Marrakech a vu fleurir les terrasses haut perchées avec vue plus ou moins dégagée sur les montagnes de l’Atlas et les monuments emblématiques de la ville rouge. Nos bonnes adresses.

Ville basse à l’origine avec des riads dépourvus d’étages, Marrakech cède aujourd’hui à la mode du perchoir. Côté ville nouvelle mais aussi de plus en plus en médina, se hisser sur un toit-terrasse au soleil ou dans le vent tiède du soir est devenu un nouvel art de vivre. Lounges végétalisés en écho aux jardins parfumés, rooftops taillés pour boire un verre à l’heure du coucher de soleil et des soirées électro face à l’Atlas, terrasses pour se régaler de spécialités locales après s’être nourri d’art et d’ histoire… Voici notre top 10 des rooftops de Marrakech.

Vues sur la Koutoubia

EL FENN, COOL CHIC & SUNSET D’ANTHOLOGIE

D’une superficie de 1 300 m2, le toit terrasse d’El Fenn offre une vue imprenable sur La Koutoubia ainsi que sur les toits de Marrakech. El Fenn / Presse photo

À deux pas de Jemaa El Fna, la vue époustouflante sur la mosquée de La Koutoubia sur fond d’Atlas rosissant aimante une clientèle cosmopolite en quête d’un verre au coucher du soleil. Espaces intimistes avec lits et canapés, cocktails créatifs à accompagné de tapas et bande-son éclectique : à la lueur des bougies, la cool chic attitude est de rigueur sur ce vaste toit-terrasse de 1300 m2. On s’offre volontiers un avant que au soleil pour profiter du combo piscine chauffée (13m) avec déjeuner léger ou un après au restaurant et sa savoureuse carte locavore.

Le prix : à partir de 15 € le cocktail signature, 6,50 € le verre de vin, 52 € le carte journalière85 € avec massage de 45 mn.

Conseil : pas de réservation possible pour le bar, on s’y rend tôt si l’on veut être aux premières loges au le coucher du soleil. Au passage, on jette un œil à la boutique, superbe vitrine de créateurs marocains

El Fenn, derb Moulay Abdellah Ben Hezzian, Bab El Ksour, Marrakech. Tél. : + 212 524 44 12 20.

KABANA, UNE OASIS BRANCHÉE POUR MIX PARTY

Un bar looké façon cabane africaine avec son toit en paille, des verts qui se déclinent du carrelage aux imprimés jungle des coussins : face à la mosquée de La Koutoubia, le Kabana est la plus vibrante des oasis perchées de Marrakech. Les week-ends ou soirées spéciales, on y monte le son au rythme des sets D’J ou des orchestres live : danser est tout sauf une option. Pour agrémenter la longue carte des boissons, dont les cocktails maison et une bonne sélection de vins du monde, une (courte) carte de plats, tapas et sushis. Ouvert aussi le midi.

Le prix : cocktails à partir de 10 €, Kabana XL (1 litre) à partager (35 €). Bon choix de bières.

Conseil : réservation obligatoire, en particulier les week-ends pour les soirées avec orchestres.

Kabana, Rue Lalla Fatima Zahra, Marrakech. Tél. : +212 664 46 44 50.

Vol au-dessus de la médina

EL MIDA : LE MAROC REVISITÉ DANS L’ASSIETTE, L’ATLAS EN LIGNE DE MIRE

Au cœur de la médina, à deux pas de la place des épices dans une ruelle étroite, se cache le restaurant L’mida. L’mida / Photo presse

Ici la semoule est verte, parfumée aux herbes et pistaches. Comme la grande terrasse qui s’étire en surplomb des cascades de toits ponctuées de minarets carrés. Hauteur oblige, le panorama sur les montagnes de l’Atlas est grandiose. En plein cœur de la médina, à deux pas de la place aux épices (Rahba Kdima), on n’y pratique pas le le coucher du soleil apéritif, la maison ne servant pas d’alcool, mais plutôt l’art de se réunir autour d’un thé et de bons petits plats marocains revisités.

Le prix : compter environ 25 € le repas complet sans les boissons.

Conseil : pour plus de chance de voir les montagnes enneigées, préférer les mois de novembre à avril.

L’mida, 78 derb Nkhel Rahba Kdima, Marrakech. Tél. : +212 524 44 36 et +212 673 82 31 85.

MAISON DE LA PHOTOGRAPHIE : EXPOS ET PERCHOIR DE HAUT NIVEAU

Pour accéder au toit de la Maison de la Photographie et ses vues sur la ligne d’horizon de la médina sur fond d’Atlas, il faut s’acquitter du ticket d’entrée du musée. On ne s’en plaindra pas tant que la visite de ce lieu dédié à la mémoire du Maroc est passionnée. Scènes de vie et portraits en noir et blanc ou autochromes exposés dans une chambre noire, le fonds d’archives très riche invite à une exploration de la diversité du royaume chérifien. On achève le voyage par un thé à la menthe accompagné de douceurs ou un déjeuner 100% traditionnel sur la terrasse.

Le prix : 5 €/personne l’entrée au musée, 10 € le menu.

Conseil : Ne pas oublier de visiter la boutique qui vend des tirages réalisés à partir de plaques de verre originales.

Maison de la Photographie de Marrakech, Rue Ahl Fes, 46 rue Bin Lafnadek, Marrakech. Tél. : +212 524 38 57 21.

MANDALA SOCIETY : UNE TERRASSE EN BONNE SANTÉ AU GOÛT DU MONDE

Voilà le dernier-né des toits d’une médina qui n’a cessé de se mettre au goût du jour, et de mixer les cultures à l’image de cette adresse créée par un duo maroco-islandais. Ni très haute ni surdimensionnée, la terrasse joue la carte d’une simplicité étudiée, avec une belle vue sur la façade crénelée du palais Moulay Idriss. Bercé par une excellente bande-son à dominante jazzy, on s’y chauffe au soleil en croquant des délices fraîcheur, salades, bols ou un brunch pantagruélique à arroser de cafés 100% arabica, thés parfumés ou smoothies minute.

Le prix : 22 € le brunch pour 2 personnes, compter 3 € et 4 € pour un jus.

Conseil : craquer pour les desserts, aussi doux que le personnel, attentionné et efficace, avec mention spéciale pour le gâteau à la carotte aux fruits secs et écorces d’orange.

Société Mandala, 159 rue Zitoun Jdid, Marrakech. Tél. : + 212 808 53 47 12.

LA SULTANA : TABLE DU MARCHÉ FACE AUX TOMBEAUX SAADIENS

La Sultana Marrakech représente à elle seule une page d’histoire de la médina. La Sultane / Photo presse

C’est l’histoire de Marrakech que l’on savoure à l’heure du déjeuner sur ce toit terrasse XXL de 2000 m2 mitoyen des tombeaux saadiens : il offre une incroyable vue plongeante sur la fastueuse nécropole royale redécouverte au début du XXe siècle. Tables en zelliges verts, murs en briquettes ocre et feuillages, la « Table du souk » fait écho au camaïeu des toits qui s’incrustent dans le ciel entre deux palmiers. Dans l’assiette, une savoureuse cuisine locavore, parfumée au safran de Taliouine ou à l’huile d’argan du Souss et des spécialités de la l’alimentation de ruecomme la fameuse soupe d’escargots !

Le prix : environ 30 € le plat, 50 € le menu, 55 € le menu fruits de mer.

Conseil : au coucher du soleil, dernier bonheur du jour à l’Odette Rooftop Bar & Mezzé pour un apéritif et petits plats. Le dimanche, sur réserve un menu spécial plateau de fruits de mer pour le déjeuner.

La Sultana Marrakech, 403 rue de la Kasbah, Marrakech. Tél. : + 212 524 38 80 08 et + 212 524 38 77 77.

Dans le ciel de M’Avenue, le style de vie du nouveau quartier

LE DOUAR : LA CUISINE DU BLED EN MODE GLAM

Le Douar met en scène une vraie cuisine de terroir sur son toit-terrasse avec vue sur M’Avenue, l’avenue Montaigne de Marrakech. Le Douar / Photopresse

Son nom (douar signifie village) dénote dans ce nouveau quartier chic dépendant de l’Hivernage à La Menara. Un parti pris pour ce restaurant qui met en scène une vraie cuisine de terroir sur son toit-terrasse avec vue sur M’Avenue, l’avenue Montaigne de Marrakech. Agneau en croûte de foin ou ch’hiwates (délices) puisés dans les familles, la carte conçue par le chef Issam Rhachi à partir de recettes et techniques ancestrales mises à l’honneur les produits locaux et tout est fait maison, du pain à la semoule. Au passage, on prend une leçon de cuisine au fil des cinq stands où les femmes roulent la semoule, préparent l’huile d’olive ou concoctent des gâteaux.

Le prix : étonnamment doux dans ce quartier bling : 12 € les 12 ch’hiwates (petits plats), 16 € en moyenne le plat, 7 € le dessert.

Conseil : faire provision d’épicerie fine à la boutique au rez-de-chaussée, qui vend également la jolie vaisselle élaborée par les potiers locaux et les verres soufflés beldi.

Le Douar M Avenue, Meydene Avenue de la Ménara, Marrakech. Tél. : +212 626 62 16 16.

Au cœur de la ville nouvelle

ROOFTOP GARDEN DE LA PERLE MARRAKECH, LA RONDE AUTOUR DES REMPARTS

Niché sur le toit de l’hôtel, le Rooftop Garden avec sa vue imprenable sur les montagnes de l’Atlas et La Koutoubia. Perle Marrakech / Presse photo

Au dernier étage de cet hôtel chic décoré par Jacques Garcia, tout est rond : la piscine en forme d’anneau et le bar circulaire épousent les formes du bâtiment. Une configuration idéale pour profiter du panorama, les montagnes de l’Atlas bien sûr, mais aussi les remparts millénaires en contrebas derrières qui se devinent les jardins de La Mamounia et du Royal Mansour. À contempler au coucher du soleil en piochant dans une carte hétéroclite, asiatique, italienne ou marocaine, agrémentée d’un large choix de vins et alcools.

Le prix : 12 € le cocktail, 14 € la pizza en moyenne, 16 € le plat japonais.

Conseil : l’hiver en soirée ou l’été quand il fait très chaud, s’installer plutôt dans le restaurant vitré.

Pearl Marrakech, angle avenue Echouada et rue du Temple, Marrakech. Tél. : + 212 524 42 42 42.

LOLA SKY LOUNGE : LA SKYLINE DE GUÉLIZ EN HÉRITAGE

Lola Sky Lounge : un bar à tapas gastronomique à la décoration pop et une carte équilibrée sur les toits de Marrakech. 2 Ciels Luxury Boutique Hotel & Spa / Presse photo

Du haut du Lola Sky Lounge, au dernier étage du 2 Ciels Luxury Boutique Hotel & Spa, pleins feux sur la genèse du quartier de Guéliz édifié à partir de 1912. Toute la saga des années 1930 s’incruste dans la skyline, du clocher de l’église des Saints-Martyrs (1928) au jardin Jnane El Harti (1930) en passant par le stade du même nom. Carrelage en damier noir et blanc, couleurs acidulées en écho aux cocktails et bonne carte de tapas, la clientèle est plutôt jeune, d’où la carte à base de pizzas, salades et pâtes, et donnéese par la piscine et ses transats aux imprimés papillon .

Le prix : environ 6 € la salade, 2,50 € la bière pression (25 cl). Pass journée piscine : 25 € incluant une boisson sans alcool.

Conseil : se renseigner au préalable sur les horaires d’ouverture le soir variant selon le climat et la saison.

2 Ciels Boutique Hôtel, Rue Oued El Makhazine, Marrakech. Tél. : + 212 524 35 95 50.

Perché dans la Palmeraie

NOMAD BAR NAMASKAR : LES PALMES DU SOIR

Avec un panorama époustouflant sur les majestueuses montagnes de l’Atlas et de la Palmeraie, le Nomad Bar est l’un des trésors du Palais Namaskar. Palais Namaskar / Photo presse

Des coupoles étincelantes et des palmes qui se balancent dans le vent du soir… Sur la terrasse du Nomad Bar, l’exotisme est sans limites : le toit est perché au-dessus des jardins balinais du Palais Namaskar dont l’architecture s’inspire à la fois du Feng Shui, de la tradition mauresque et des palais du Rajasthan. Cocktails signés du mixologue maison, tapas d’ici et d’ailleurs (briouates au fromage, tapas thaïes ou toasts au foie gras…), on chaloupe au rythme de la musique en guettant l’instant décisif quand les palmiers se découpent en ombres chinoises sur fond de ciel orangé.

Le prix : 16 € le cocktail signature, 11 € le verre de vin, 9 € l’assiette de tapas.

Conseil : choisir un soir où la vue s’annonce dégagée et réserver au préalable. Situé en dehors du périmètre urbain (à 20 mn du centre) accès en grand taxi (environ 50 € l’A/R).

Palais Namaskar, Route de Bab Atlas, No.88/69, Province Syba. Tél. : + 212 524 29 98 00.

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Voyage gastronomique à bord de l’Orient Express avec Jean Imbert, le nouveau chef des lieux

Embarquement immédiat à bord du train mythique de luxe. Aux commandes de ses cuisines, Jean Imbert, le chef le plus en vue du moment, nous invite à un voyage gastronomique d’exception. Visite très privée d’un train nommé désir.

Sur le quai de la gare Santa Lucia, à Venise, l’excitation est à son comble. Les voyageurs s’apprêtent à réaliser un rêve : embarquer à bord du mythique Venise-Simplon-Orient-Express, direction Paris. Qu’ils soient admirateurs d’Agatha Christie ou amateurs d’expériences inédites, c’est vers un nouveau passager, tout aussi impatient, que leurs regards sont tournés. Nom du fils : Jean Imbert. À 40 ans, le chef français prend les commandes des cuisines du célèbre train. Fraîchement décoré d’une étoile Michelin pour sa table du Plaza Athénée, celui qui officie déjà dans le restaurant Monsieur Dior, à Paris, a trouvé dans cette nouvelle aventure une saveur particulière, car il exauce ici un rêve d’enfant.

Le salon, à l’atmosphère cosy, accueille les passagers pour de savoureuses tapas et des cocktails faits maison, au rythme des compositions du pianiste. David Coulon

L’histoire ressemble à celle d’un conte de fées. En 2012, Jean Imbert, candidat de Top Chef, accède à la finale du jeu télévisé et embarque à bord du Venice-Simplon-Orient-Express pour revisiter un menu servi à bord, sous l’œil avisé de Christian Bodiguel, maître des lieux depuis trente ans. N’alors qu’une amitié entre les deux chefs. Au fil du temps, le grand gagnant de l’émission s’est fait un nom dans la restauration, mais le fantasme de servir ses plats dans le célèbre train ne l’a jamais quitté.

Une des voitures-restaurants dans le plus pur style Art déco. David Coulon

En apprenant que la place était vacante, le chef, obstiné et assoiffé d’aventures uniques, a traduit une lettre à LVMH (groupe propriétaire du groupe Belmond, lui-même propriétaire du train) dans laquelle il exprimait son envie de prendre les commandes des cuisines du Venise-Simplon-Orient-Express. Il ignore aujourd’hui si sa lettre a été lue, mais le travail, le destin et le hasard l’ont bien fait arriver à destination.

N’étant pas classés « voitures de collection », les wagons ne sont pas soumis à une obligation de reproduction à l’identique de leur design d’origine. David Coulon

Dès l’entrée dans le wagon-restaurant, la magie opère. Tenue chic de rigueur (les baskets et les jeans sont interdits à bord du train) pour les heureux passagers qui entrent dans un univers aussi historique que cinématographique. Panneaux Belle Époque, marqueterie en acajou, rideaux en velours… Les dix-huit voitures du train, signées par le designer René Prou ​​et l’artiste verrier René Lalique et datant pour la plus âgée de 1926, ont accueilli six nouvelles Grandes Suites, entièrement réalisé dans les ateliers de Clermont-Ferrand.

Marqueterie, ébénisterie, travail du cuivre et du laiton, comme pour ce détail du bar : nombre de métiers d’art sont réunis pour maintenir le standing de ce train. David Coulon

« Le poids de l’Histoire réside dans chaque détail de ce train, et j’ai voulu ajouter ma touche en repensant l’identité visuelle des trois voitures-restaurants d’époque », révèle Jean Imbert. «Ainsi, nous avons changé la moquette et aussi certaines lumières et marqueteries, nous avons dessiné une nouvelle vaisselle en porcelaine, et un nouveau bar est prévu pour l’hiver prochain. Ces changements me font participer au mythe d’une certaine façon, et il y a un côté un peu magique qui met aussi la pression.»

Deux voitures-restaurants ont été refaites dans un style Art déco, sous l’œil de Jean Imbert, qui signe ce plat de volaille de Bresse, sauce Albufera, carottes rôties. David Coulon

Si le chef a imaginé une partie de la décoration et de l’art de la table, il a évidemment aussi repensé les menus : « Le train implique de nombreuses contraintes en cuisine (les secousses, les courants d’air, les approvisionnements compliqués… ) que je trouve intéressantes, car cela pousse à la créativité, à la réflexion. Cela demande de l’organisation et exige de sortir de sa zone de confort.»

Les cabine steward, ci-dessous, sont aux petits soins de leurs clients pour faire de ce voyage une expérience unique. David Coulon

Pour ce nouveau chapitre, il a tenu à maintenir une vraie cuisine et a créé des plats simples, délicieux, réalisés avec des produits d’exception. Bar aux coquillages (poêlé à la minute), suprême de volaille, homard, turbot rôti…, en direct des trois cuisines équipées de tout le matériel nécessaire pour servir cent vingt passagers en même temps. “Douze cuisiniers travaillent à bord du train, c’est l’équivalent d’une brigade dans un gros restaurant parisien, et si certaines choses sont organisées en amont, nous restons, à bord, des cuisiniers.”

Une table en mouvement

Au menu (sauf contre-indication, identique pour tous les clients) : une entrée, deux plats au choix à midi et deux plats au choix le soir, fromage et dessert. Sans compter le petit déjeuner, l’le thé de l’après-midi et les tapas du bar. Sachant que le train circule entre fin mars et début novembre, Jean Imbert prévoit de changer intégralement la carte au moins trois fois pour suivre la saisonnalité des produits.

Les cabines offrent une ambiance richement feutrée et l’on s’endort au son de la locomotive en marche. David Coulon

Ses prochains défis ? Réussir un soufflé parfait pour le dessert (les variations de la vitesse du train font fluctuer les températures du four et les secousses empêchent le soufflé de monter normalement), et sublimer sa réinterprétation du bœuf façon Wellington. En attendant de réussir ces différents défis culinaires, le chef, à peine arrivé gare de l’Est, à Paris, fonce retrouver ses autres établissements et laisse déjà entendre l’arrivée de nouveaux projets.

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