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Le Martinez, le Pavyllon, le Grand-Hôtel… 5 adresses magiques à Cannes et au-delà

Adresses magiques à Cannes et escales inoubliables autour de la ville-cinéma… Notre sélection officielle.

Deux échelles mythiques

Le Grand-Hôtel du Cap-Ferrat

Le décor : posé à la pointe de la presqu’île du Cap Ferrat, au milieu d’un parc de 7 hectares surplombant la mer, cet établissement, constitué en 1908, portant les couleurs de Four Seasons, a vu disparaître tout ce que la planète compte de célébrités… Pour son centenaire, il a fait peau neuve. Résultat : 74 chambres, 24 suites et une villa privée. Une nouvelle aile, baptisée La Résidence, comporte 8 suites prolongées d’une piscine creusée dans la roche. L’hôtel est truffé d’œuvres : tapisserie de Fernand Léger, table signée Lalique, tableaux de peintres contemporains…

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Le tableau : trois restaurants, trois ambiances différentes. Le Cap, 1 étoile, dirigé par le chef Yoric Tièche, affiche une carte provençale, La Véranda privilégie une cuisine légère et le Poolside Grill du club Dauphin proposent une sélection de poissons et de fruits de mer, au bord de la fameuse piscine.

On y va pour ? S’offrir une nouvelle retraite bien-être, dont les quatre piliers sont l’exercice physique, la relaxation, la nature et une alimentation saine. On s’y adonne au yoga, à des séances de respiration, de qi gong en plein air et d’activités aquatiques pour se ressourcer. Le tout accompagné de cours de poterie, d’art floral ou d’aquarelle.

À partir de 710 €. fourseasons.com/fr/capferrat

L’Hôtel Martinez, à Cannes

L’hotel Martinez Michel Figuette

Le décor : interprété en 1929, l’Hôtel Martinez évoque la Riviera des Années folles. Revu par l’architecte Pierre-Yves Rochon en 2018, ce fleuron de The Unbound Collection by Hyatt abrite, derrière sa mythique façade blanche, 409 chambres, dont 99 suites. Mention particulière aux appartements du septième étage dédiés à deux grandes figures du cinéma : Isabelle Huppert et Thierry Frémaux, délégué général du Festival de Cannes.

Le tableau : sous la houlette du chef Christian Sinicropi, Cannois d’origine, l’hôtel propose plusieurs restaurants. Star du lieu : La Palme d’Or, 2 étoiles au Guide rouge, on s’y régale d’un dîner avec accord mets et vins. Quant au Jardin du Martinez, planté d’essences méditerranéennes, il se donne des allures d’éden provençal. Enfin, La Plage affiche une ambiance yachting : canapés bleus, transats et parasols blancs, long ponton de bois. Un lieu incontournable pour un déjeuner ou un brunch le week-end.

On y va pour ? Découvrir dans l’atmosphère feutrée du bar la célèbre malle en vernis blanc abritant une incroyable collection des meilleurs gins du monde. L’occasion de déguster le Citadelle made in France, réalisé à base de 19 épices et accompagné de pintxos.

À partir de 433 €. hyatt.com

Trois tables étoiles

Le Pavyllon, à Monaco

Hôtel Hermitage, le Pavyllon Monte-Carlo LANNERETONNE

Yannick Alléno a nommé son Pavyllon Monte-Carlo, table sur flots du sublime Hôtel Hermitage, à l’œil de Chahan Minassian. L’architecte d’intérieur d’origine arménienne a fait sienne cette échelle du Rocher. Le « chahanisme » y opère avec le naturel des belles matières. Un immense comptoir en bois métallisé, avant-scène d’une cuisine ouverte au carrelage géométrique, crée d’emblée un esprit de convivialité. On se laisse happer par les gestes de la brigade et le kaléidoscope de la mer se reflétant dans de petits miroirs fumés. Chatoiement et cérusé, tons gris-vert, chaque élément a été pensé comme un subtil rappel de la Méditerranée, sur lequel une terrasse XXL déploie son jardin suspendu. On s’y régale de lasagnes vertes, d’un gratin de pâtes basilic, citron, poutargue, d’un merlan de ligne en fish & chips, d’un feuille-à-feuille de bœuf aux câpres…

Pavyllon Monte-Carlo, Hôtel Hermitage, square Beaumarchais, 98000 Monaco. montecarlosbm.com

Le Bella, à Cannes

Hôtel Belle Plage, la Bella. Service Presse

Perché sur le rooftop de l’hôtel Belle Plage, Bella est le tout nouveau nid-de-pie festif et haut en saveur de la Riviera. Aux commandes : le chef étoilé Eyal Shani. Figure de proue de la scène culinaire intégrée, déjà à la tête de Miznon, triptyque de joyeuses cantines levantines à Paris, et de tables inratables d’Ibiza, New York, Tel Aviv…, le voilà cannois. Vue grand large, décor bleu-blanc-sable, au casting des assiettes de ce bio au pic, les légumes, glanés de bon matin au marché, ont le rôle-titre. Des poissons tout juste débarqués du vieux port font leur happening. Bruschetta de chiffon de poulpe, mezzé de poivrons rouges rôtis au cœur de pousses d’artichaut et baba ganoush, pita de crevettes à la vapeur d’eau de mer, boulettes de merlu au sent-bon de tomate, plats de partage… Quand la Duo de fontes Méditerranée et le Moyen-Orient, ça réjouit le palais et la vita et bella !

Belle Plage Hôtel, 2, rue Brougham, square Mistral, 06400 Cannes. hotelbelleplage.fr

ALYA’S by SW, à Saint-Rémy-de-Provence

Plat pakistanais du restaurant l’ALYA’S by SW. Service Presse

Retour aux sources pour Sylvestre Wahid, chef doublement étoilé, aujourd’hui à la tête de son restaurant éponyme à Courchevel. Il profite de l’été, dès ce mois de mai, pour se mettre aux fourneaux familiaux à Saint-Rémy-de-Provence, où son frère, le pâtissier Jonathan Wahid, et sa belle-sœur, la cheffe Fanny Rey, tient auberge . Au menu : une cuisine, clin d’œil à ses origines pakistanaises. Épices et tandoori, légumes et poisson d’ici, lassi de là-bas, dhal de lentilles royales et gombo cuisinés à la façon « de sa mère »… vaut le voyage.

ALYA’S by SW, L’Auberge de Saint-Rémy, 12, boulevard Mirabeau, 13210 Saint-Rémy-de-Provence. aubergesaintremy.com

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Voyage gastronomique à bord de l’Orient Express avec Jean Imbert, le nouveau chef des lieux

Embarquement immédiat à bord du train mythique de luxe. Aux commandes de ses cuisines, Jean Imbert, le chef le plus en vue du moment, nous invite à un voyage gastronomique d’exception. Visite très privée d’un train nommé désir.

Sur le quai de la gare Santa Lucia, à Venise, l’excitation est à son comble. Les voyageurs s’apprêtent à réaliser un rêve : embarquer à bord du mythique Venise-Simplon-Orient-Express, direction Paris. Qu’ils soient admirateurs d’Agatha Christie ou amateurs d’expériences inédites, c’est vers un nouveau passager, tout aussi impatient, que leurs regards sont tournés. Nom du fils : Jean Imbert. À 40 ans, le chef français prend les commandes des cuisines du célèbre train. Fraîchement décoré d’une étoile Michelin pour sa table du Plaza Athénée, celui qui officie déjà dans le restaurant Monsieur Dior, à Paris, a trouvé dans cette nouvelle aventure une saveur particulière, car il exauce ici un rêve d’enfant.

Le salon, à l’atmosphère cosy, accueille les passagers pour de savoureuses tapas et des cocktails faits maison, au rythme des compositions du pianiste. David Coulon

L’histoire ressemble à celle d’un conte de fées. En 2012, Jean Imbert, candidat de Top Chef, accède à la finale du jeu télévisé et embarque à bord du Venice-Simplon-Orient-Express pour revisiter un menu servi à bord, sous l’œil avisé de Christian Bodiguel, maître des lieux depuis trente ans. N’alors qu’une amitié entre les deux chefs. Au fil du temps, le grand gagnant de l’émission s’est fait un nom dans la restauration, mais le fantasme de servir ses plats dans le célèbre train ne l’a jamais quitté.

Une des voitures-restaurants dans le plus pur style Art déco. David Coulon

En apprenant que la place était vacante, le chef, obstiné et assoiffé d’aventures uniques, a traduit une lettre à LVMH (groupe propriétaire du groupe Belmond, lui-même propriétaire du train) dans laquelle il exprimait son envie de prendre les commandes des cuisines du Venise-Simplon-Orient-Express. Il ignore aujourd’hui si sa lettre a été lue, mais le travail, le destin et le hasard l’ont bien fait arriver à destination.

N’étant pas classés « voitures de collection », les wagons ne sont pas soumis à une obligation de reproduction à l’identique de leur design d’origine. David Coulon

Dès l’entrée dans le wagon-restaurant, la magie opère. Tenue chic de rigueur (les baskets et les jeans sont interdits à bord du train) pour les heureux passagers qui entrent dans un univers aussi historique que cinématographique. Panneaux Belle Époque, marqueterie en acajou, rideaux en velours… Les dix-huit voitures du train, signées par le designer René Prou ​​et l’artiste verrier René Lalique et datant pour la plus âgée de 1926, ont accueilli six nouvelles Grandes Suites, entièrement réalisé dans les ateliers de Clermont-Ferrand.

Marqueterie, ébénisterie, travail du cuivre et du laiton, comme pour ce détail du bar : nombre de métiers d’art sont réunis pour maintenir le standing de ce train. David Coulon

« Le poids de l’Histoire réside dans chaque détail de ce train, et j’ai voulu ajouter ma touche en repensant l’identité visuelle des trois voitures-restaurants d’époque », révèle Jean Imbert. «Ainsi, nous avons changé la moquette et aussi certaines lumières et marqueteries, nous avons dessiné une nouvelle vaisselle en porcelaine, et un nouveau bar est prévu pour l’hiver prochain. Ces changements me font participer au mythe d’une certaine façon, et il y a un côté un peu magique qui met aussi la pression.»

Deux voitures-restaurants ont été refaites dans un style Art déco, sous l’œil de Jean Imbert, qui signe ce plat de volaille de Bresse, sauce Albufera, carottes rôties. David Coulon

Si le chef a imaginé une partie de la décoration et de l’art de la table, il a évidemment aussi repensé les menus : « Le train implique de nombreuses contraintes en cuisine (les secousses, les courants d’air, les approvisionnements compliqués… ) que je trouve intéressantes, car cela pousse à la créativité, à la réflexion. Cela demande de l’organisation et exige de sortir de sa zone de confort.»

Les cabine steward, ci-dessous, sont aux petits soins de leurs clients pour faire de ce voyage une expérience unique. David Coulon

Pour ce nouveau chapitre, il a tenu à maintenir une vraie cuisine et a créé des plats simples, délicieux, réalisés avec des produits d’exception. Bar aux coquillages (poêlé à la minute), suprême de volaille, homard, turbot rôti…, en direct des trois cuisines équipées de tout le matériel nécessaire pour servir cent vingt passagers en même temps. “Douze cuisiniers travaillent à bord du train, c’est l’équivalent d’une brigade dans un gros restaurant parisien, et si certaines choses sont organisées en amont, nous restons, à bord, des cuisiniers.”

Une table en mouvement

Au menu (sauf contre-indication, identique pour tous les clients) : une entrée, deux plats au choix à midi et deux plats au choix le soir, fromage et dessert. Sans compter le petit déjeuner, l’le thé de l’après-midi et les tapas du bar. Sachant que le train circule entre fin mars et début novembre, Jean Imbert prévoit de changer intégralement la carte au moins trois fois pour suivre la saisonnalité des produits.

Les cabines offrent une ambiance richement feutrée et l’on s’endort au son de la locomotive en marche. David Coulon

Ses prochains défis ? Réussir un soufflé parfait pour le dessert (les variations de la vitesse du train font fluctuer les températures du four et les secousses empêchent le soufflé de monter normalement), et sublimer sa réinterprétation du bœuf façon Wellington. En attendant de réussir ces différents défis culinaires, le chef, à peine arrivé gare de l’Est, à Paris, fonce retrouver ses autres établissements et laisse déjà entendre l’arrivée de nouveaux projets.

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Dassault Aviation signe un contrat historique avec les Émirats arabes unis

Avec cette commande ferme, la plus importante jamais créée par Dassault Aviation, le constructeur de l’avion de combat français, marque un sixième succès à l’international.

Historique. Jamais la France n’avait signé un contrat militaire d’une telle envergure à l’international. Lors de la première étape de la tournée régionale d’Emmanuel Macron dans le Golfe (du 2 au 4 décembre), les Émirats arabes unis (EAU) ont commandé 80 avions de combat Rafale. Il s’agit d’un contrat ferme, sans option ni indemnité. Le contrat a été remis par Éric Trappier, PDG de Dassault Aviation

Rafale : le second contrat égyptien est entré en vigueur Deux autres contrats militaires ont été signés. Le premier, avec le missilier européen MBDA, qui fournit des missiles air-air Mica NG et de croisière Black Shaheen, la version export du Scalp. Le troisième, avec Airbus pour livrer 12 hélicoptères de transport Caracal. Ces trois contrats totalisent un montant de« plus de 17 milliards d’euros » souligne l’Élysée. « Le volet Rafale représente 14 milliards, l’armement, plus de 2 milliards, et les hélicoptères, 1 milliard »,

précise le cabinet de Florence Parly, la ministre des Armées. « La vente de 80 Rafale à la Fédération des EAU est un succès français : j’en suis très fier et très heureux. Je veux demander les autorités émiraties du renouvellement de leur confiance dans nos avions. Après les Mirage 5 et les Mirage 2000, ce contrat Rafale vient fournir la relation stratégique qui unit nos deux pays et la satisfaction de l’armée de l’air des EAU, partenaire historique et exigeant de notre société », déclare Éric Trappier. Ce contrat, « par son ampleur, renforce encore le partenariat stratégique et militaire, noué entre la France et les EAU, et l’interopérabilité des forces françaises et émiraties dans leurs aspects militaires et techniques »,

souligne l’Hôtel de Brienne. Les EAU veulent en effet des matériels qui soient au même niveau d’excellence technologique et opérationnelle que ceux utilisés par les armées françaises. Abu Dhabi a porté son choix sur un Rafale au standard F4, qui est en cours de développement et que la France n’a pas encore commandé (ce sera choisi fait en 2023). C’est pourquoi les premières livraisons des Rafale émiratis commenceront en 2027 et s’étaleront jusqu’en 2031. Dans l’intervalle, les armées émiraties, qui sont aussi équipées de 80 chasseurs américains F-16, continueront à utiliser leurs 60 Mirage 2000 -9. « Avec le standard F4, le Rafale entre dans l’ère du combat connecté »,

résumer le ministère des Armées. La version la plus avancée du Rafale intègre également des améliorations issues du retour d’expérience des armées françaises. Au cours de la tournée d’Emmanuel Macron dans le Golfe, pas moins de 30 milliards de contrats doivent être signés, en trois jours, hors commandes militaires (lire ci-contre). Mais le nouveau succès du Rafale, la sixième à l’international, en est le plus emblématique. Cela fait en effet plus de dix ans que ce contrat est « sur la table », passant par des phases de réchauffement et de glaciation. « Comme nous en Europe, les EAU ont observé le désengagement des États-Unis dans le Golfe et, comme nous, ils ont des doutes sur l’implication américaine. Les discussions sur le Rafale ont repris voix un an », explique l’Hôtel de Brienne. « Il y a eu un alignement des planètes et une implication politique d’Emmanuel Macron à Florence Parly, ainsi que de l’Équipe France avec les industriels, afin de créer les conditions pour conclure ce contrat »,

ajoute-t-on au ministère des Armées. Et l’avion est « au meilleur niveau mondial », insiste le ministère des Armées. Cela, grâce à sa capacité à évaluer d’un standard à l’autre. Il est « combat prouvé » après avoir été engagé sur plusieurs théâtres d’opérations extérieures en Afrique et au Levant. « L’avion est à maturité, il est totalement opérationnel », explique Éric Trappier

(lire interview ci-dessous).

Bonne nouvelle pour l’industrie française Cette commande conclue une année qui fait de 2021 un grand millésime pour le Rafale, avec quatre contrats remportés à l’international, en Égypte et aux EAU ainsi qu’en Grèce et en Croatie, deux pays européens, membres de l’Otan. Le contrat des EAU constitue une bonne nouvelle pour l’industrie française. Dassault Aviation va augmenter sa production, afin de passer progressivement d’un à deux Rafale assemblés par mois. Dans le même temps, l’écosystème Rafale, avec l’électronicien Thales et le motoriste Safran, ainsi que les 400 entreprises de toute taille qui travaillent, avec leurs 7 000 salariés, pour le programme, vont monter en puissance. « Ce qui crée des centaines voire des milliers d’emplois supplémentaires en France »,

se réjouit le ministère des Armées.

Grâce au Rafale, l’activité de Dassault se redresse fortement Le fleuron des forces françaises a donc fait mentir les Cassandre qui lui prédisaient un sombre avenir hors de France. Pendant des années, le Rafale, dont le premier prototype a effectué son vol inaugural en 1991, a été taxé d’« invendable », car « trop cher, trop sophistiqué et trop franco-français ».

Mais avec la mise en service du premier escadron (12 avions) au sein de l’armée de l’air française, en juin 2006, et son engagement au combat, l’avion a pu faire ses preuves.Parallèlement, le monde a changé. Après avoir engrangé les « dividendes de la paix » avec la fin de la guerre froide, en utilisant leur budget militaire, les États ont réinvesti dans leur défense, au début du XXI e

siècle. Et se sont engagés dans un cycle de modernisation de leurs équipements. Cela afin de faire face au terrorisme islamique, à la multiplication des conflits et des tensions (Méditerranée, Moyen-Orient, mer de Chine) mais aussi à la montée de la surpuissance chinoise. La France, sa politique d’équilibre et son offre de haut niveau, a retrouvé de l’attractivité tandis que les États-Unis basculaient leur centre d’intérêt vers la zone Indo-Pacifique et engageaient leur retrait du Golfe.