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le bilan de l’explosion de l’hôtel Saratoga monte à 43 morts

Le bilan provisoire de l’explosion ayant soufflé l’hôtel Saratoga de La Havane est passé mardi 10 mai à 43 morts, après la découverte d’un nouveau corps sous les décombres, en cours d’identification. Selon le ministère de la Santé, 54 personnes ont aussi été blessées dans l’explosion, survenue vendredi matin, et 17 d’entre elles sont encore hospitalisées. Plus tôt dans la journée, les corps de deux voisins, une femme de 77 ans et un homme de 55 ans, avaient été retirés des décombres.

L’hôtel Saratoga, emblématique de la vieille Havane, était fermé depuis deux ans en raison de la pandémie et se préparait à rouvrir au public ce mardi, après des travaux. Les quatre premiers étages de l’établissement cinq étoiles ont été soufflés par l’explosion, au moment où un camion-citerne le ravitaillait en gaz. Sur les 51 employés présents sur place au moment du drame, 23 ont été tués, trois restent hospitalisés et 22 ont pu sortir de l’hôpital, a indiqué mardi en conférence de presse Roberto Enrique Calzadilla, délégué de l’entreprise touristique Gaviota, détenue par l’armée cubaine.

80% de la structure affectée

Trois employés sont restés portés disparus : «deux serveuses et un cuisinier», at-il précisé. Les premières constatations ont montré que la structure de l’hôtel a été «exploité à 80%» par la déflagration, selon Roberto Enrique Calzadilla.

Le Saratoga est connu pour avoir accueilli plusieurs célébrités ces dernières années, dont Mick Jagger, Beyoncé et Madonna. Construit en 1880 pour abriter des magasins, le bâtiment a été transformé en hôtel en 1933 et est devenu un établissement de luxe en 2005. Le tourisme est la principale activité économique de Cuba, après la vente de services médicaux, et peine à se relever de la pandémie de coronavirus.


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l’aviation a encore creusé ses pertes en 2021

Les trois principales compagnies aériennes chinoises ont enregistré l’an dernier plus de 5 milliards d’euros de pertes, pénalisées sur leur immense marché intérieur par des reprises épidémiques et les restrictions de déplacements à l’étranger.

Premier pays touché par le Covid-19, la Chine a évidemment fermé ses frontières depuis mars 2020, ce qui a réduit drastiquement les liaisons aériennes avec l’international. La maîtrise de l’épidémie au niveau local a toutefois permis l’an dernier une reprise progressive du tourisme et des déplacements professionnels dans le pays. Mais la relance est fragile : le pays est confronté à ces dernières semaines à sa pire flambée épidémique depuis le début de l’épidémie fin 2019.

Des pertes de l’ordre de 15% pour Air China

Dans ce contexte, Air China a vu en 2021 ses pertes se creuser de plus de 15% sur un an à 16,6 milliards de yuans (2,3 milliards d’euros), a annoncé mercredi la compagnie nationale emblématique. Pour la deuxième année d’épidémie, l’activité a été «encore plus entrée» par les restrictions à l’étranger et la hausse des prix du pétrole, a souligné Air China, notant néanmoins une «amélioration» sur son marché intérieur. Ces résultats sont publiés au moment où la Chine fait face à un nouveau rebond épidémique, qui étouffe la demande dans l’aérien.

Plusieurs dizaines de millions de Chinois ont été confinés, notamment dans le nord-est du pays, dans la métropole technologique de Shenzhen (sud) et à Shanghai, la capitale économique qui compte 25 millions d’habitants.

Pour sa part, China Southern Airlines a enregistré 12,1 milliards de yuans (1,7 milliard d’euros) de pertes l’an dernier, en hausse de 11,6% sur un an. La plus grosse compagnie du pays en nombre de passagers a indiqué en place une politique de maîtrise des coûts. De son côté, China Eastern Airlines a fait état de 12,21 milliards de yuans (1,7 milliard d’euros) de pertes l’an dernier, soit 3,1% de hausse sur un an.

La deuxième compagnie chinoise limite la casse par rapport à ses concurrentes, en dépit des dépenses de carburant qui ont flambé (+49 % sur un an). Dans son communiqué de résultats, l’entreprise indique qu’elle «coopère» à l’enquête en cours sur l’accident d’un de ses appareils dans le sud de la Chine, qui a fait 132 morts le 21 mars. Il s’agit du pire accident d’avion depuis 1994 en Chine, où la sécurité aérienne est généralement jugée très bonne par les experts.

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Amazon va aider financièrement ses employées qui devraient voyager pour avorter

Depuis cet automne, de nombreuses sociétés américaines ont caractérisé leur soutien, en interne ou publiquement, au droit des femmes à avorter, au moment où celui-ci est de plus menacé aux États-Unis.

Amazon va désormais rembourser les frais de déplacement de ses employées américaines pour certaines interventions médicales non critiques, y compris les avortements, alors que plusieurs États conservateurs ont voté des lois restreignant l’accès aux interruptions volontaires de grossesse (IVG). Contacté par l’AFP, le groupe a confirmé lundi les rapports de presse sur le changement de son assurance santé, mais pas les raisons de cette extension de couverture. Le géant du commerce en ligne, qui emploie environ 1 million de personnes aux États-Unis, rembourse jusqu’à 4.000 dollars de frais (déplacement et hébergement) pour des traitements qui ne sont pas disponibles dans un rayon de 160 km du logement.

Amazon, comme de nombreuses entreprises, subit une hausse des coûts généralisée, de la chaîne d’approvisionnement à la main-d’œuvre, à cause de l’inflation et de la pandémie. Le groupe de Seattle a évalué à 6 milliards de dollars les coûts additionnels sur les trois premiers mois de l’année. Samedi, il a annoncé à ses employés un retour en arrière dans sa prise en charge du Covid. Les salariés ayant attrapé le virus pourraient prendre cinq jours de congé non rémunérés ou des jours de congé maladie payés, en fonction de l’allocation prévue par leur contrat, a précisé un porte-parole. L’extension des remboursements de frais de voyage révélée lundi inclut aussi, entre autres, l’oncologie, les traitements contre l’obésité, les anomalies congénitales (dans les 24 mois après la naissance), les soins pour la santé mentale ou encore les service anti-addiction.

Décision de la Cour Suprême en juin

Depuis cet automne, de nombreuses sociétés américaines ont caractérisé leur soutien, en interne ou publiquement, au droit des femmes à avorter. Citigroup a indiqué en mars que ses salariées seraient remboursées au cas où elles doivent voyager pour une IVG, précisant qu’il s’agissait d’une réponse aux nouvelles législations dans certains États. Le 1er septembre 2021, une des lois anti-avortement les plus restrictives des États-Unis est entrée en vigueur dans l’État républicain du Texas, interdisant toute IVG à partir du moment où un battement de cœur du fœtus est perceptible à l’échographie , soit quatre semaines environ après la fécondation. Depuis, plusieurs textes limitant également l’accès à l’IVG ont été votés dans d’autres États conservateurs comme l’Oklahoma (jeudi dernier), la Floride, ou le Mississippi.

La légalité du texte voté dans le Mississippi est en examen à la Cour suprême des États-Unis, avec une décision attendue en juin. Les juges conservateurs, désormais ultra-majoritaires, ont laissé entendre qu’ils pourraient réduire voire annuler le droit à l’avortement, aujourd’hui valable tant que le fœtus n’est pas viable, soit vers la fin du deuxième trimestre.


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