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les hôtels pas encore pleins comme avant le Covid au 1er trimestre

Le recul de la fréquentation est de 16,4 %, alors que le nombre de touristes français est encore un peu en-deçà de son niveau d’avant la crise sanitaire (-7,1 %).

Les hôtels n’ont pas encore retrouvé la fréquentation d’avant-crise sanitaire au premier trimestre en France, la présence des touristes étrangers étant inférieure de plus d’un tiers à ce qu’elle était en 2019, indique l’Insee mercredi. Globalement, la fréquentation des hébergements collectifs touristiques, hors campings, indiquée en nombre de nuitées, est inférieure de 11,3% à son niveau du premier trimestre 2019, a annoncé l’institut dans sa note de conjoncture.

Un recul concentré principalement en Île-de-France

Dans les hôtels, le recul est de 16,4% contre 1,2% dans les autres hébergements collectifs de tourisme, et si la fréquentation des touristes français est encore un peu en-deçà de son niveau d’avant la crise sanitaire (- 7,1%), celle des touristes venus d’autres pays “reste nettement en retrait, de -36,7%», détaille l’Insee. Cette baisse de la fréquentation au premier trimestre 2022, comparée à la même période de 2019, «concerne toutes les catégories d’hôtels, mais elle est un peu moins marquée dans les établissements haut de gamme», selon les données disponibles. Pour les hôtels 1 et 2 étoiles et les hôtels non classés, la fréquentation est en baisse respectivement de 21,1% et de 23,6% car “ces catégories d’hôtels cumulent un fort recul de la fréquentation» des touristes étrangers et «une baisse sensible des nuitées» de la clientèle française, commentaire de l’Insee. Dans les hôtels 3 étoiles et les établissements 4 et 5 étoiles, le recul est moindre – respectivement -12,3% et -14,6% – car la présence de la clientèle française a «limité l’impact de la désaffection» des clients étrangers.

Au premier trimestre 2022, le recul de la fréquentation hôtelière «est concentré principalement en Île-de-France» : 3,9 millions de nuitées en moins, pour une baisse nationale de 7 millions. Auto “si la clientèle d’affaires est partiellement revenue, la désaffection de la clientèle» étrangère «ne s’estompe pas». La fréquentation demeure inférieure à son niveau d’avant-crise, dans des proportions minimales, dans les massifs de montagne (-3,1%) et sur le littoral (-6,4 %), mais le retour de la clientèle résidente, en hausse respectivement de 10,1% et 2,6% par rapport au premier trimestre 2019, limite l’impact de l’absence d’une partie des touristes étrangers. De janvier à mars 2022, en France métropolitaine, les nuitées hôtelières de la européenne sont en retrait de 27,1% mais celles des clientèles non européennes chutent de 53,7%, comparées à 2019. Par nationalité, sur la période les touristes clientèle en provenance du Royaume-Uni ont été presque deux fois moins nombreux (-44,6%) qu’au premier trimestre 2019, contre un recul de 30% pour ceux venant d’Allemagne, tandis que les Néerlandais en revanche sont davantage venus ( +16%) qu’avant-crise sanitaire.


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l’aviation a encore creusé ses pertes en 2021

Les trois principales compagnies aériennes chinoises ont enregistré l’an dernier plus de 5 milliards d’euros de pertes, pénalisées sur leur immense marché intérieur par des reprises épidémiques et les restrictions de déplacements à l’étranger.

Premier pays touché par le Covid-19, la Chine a évidemment fermé ses frontières depuis mars 2020, ce qui a réduit drastiquement les liaisons aériennes avec l’international. La maîtrise de l’épidémie au niveau local a toutefois permis l’an dernier une reprise progressive du tourisme et des déplacements professionnels dans le pays. Mais la relance est fragile : le pays est confronté à ces dernières semaines à sa pire flambée épidémique depuis le début de l’épidémie fin 2019.

Des pertes de l’ordre de 15% pour Air China

Dans ce contexte, Air China a vu en 2021 ses pertes se creuser de plus de 15% sur un an à 16,6 milliards de yuans (2,3 milliards d’euros), a annoncé mercredi la compagnie nationale emblématique. Pour la deuxième année d’épidémie, l’activité a été «encore plus entrée» par les restrictions à l’étranger et la hausse des prix du pétrole, a souligné Air China, notant néanmoins une «amélioration» sur son marché intérieur. Ces résultats sont publiés au moment où la Chine fait face à un nouveau rebond épidémique, qui étouffe la demande dans l’aérien.

Plusieurs dizaines de millions de Chinois ont été confinés, notamment dans le nord-est du pays, dans la métropole technologique de Shenzhen (sud) et à Shanghai, la capitale économique qui compte 25 millions d’habitants.

Pour sa part, China Southern Airlines a enregistré 12,1 milliards de yuans (1,7 milliard d’euros) de pertes l’an dernier, en hausse de 11,6% sur un an. La plus grosse compagnie du pays en nombre de passagers a indiqué en place une politique de maîtrise des coûts. De son côté, China Eastern Airlines a fait état de 12,21 milliards de yuans (1,7 milliard d’euros) de pertes l’an dernier, soit 3,1% de hausse sur un an.

La deuxième compagnie chinoise limite la casse par rapport à ses concurrentes, en dépit des dépenses de carburant qui ont flambé (+49 % sur un an). Dans son communiqué de résultats, l’entreprise indique qu’elle «coopère» à l’enquête en cours sur l’accident d’un de ses appareils dans le sud de la Chine, qui a fait 132 morts le 21 mars. Il s’agit du pire accident d’avion depuis 1994 en Chine, où la sécurité aérienne est généralement jugée très bonne par les experts.

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Vacances : Pourquoi il faudra arriver en avance à l’aéroport cet été

VACANCES – Plus que jamais, il vous faudra respecter les horaires d’arrivée à l’aéroport si vous prenez l’avion cet été. Avec la forte hausse du nombre de voyageurs en raison de la reprise post-Covid et le manque de personnel dans le secteur aérien, les délais dans les fichiers d’attente risquent d’exploser pour les vacances.

C’est ce qui s’est passé ce lundi 9 mai à Birmingham, où les files d’attente s’allongeaient sur plusieurs centaines de mètres, allant jusqu’à l’extérieur de l’aéroport. Ce jour-là, sur les 7500 voyageurs, 23 ont raté leur avion, a indiqué la direction, citée par la BBC. Même jour, même problème à Manchester. Sur les réseaux sociaux, des passagers ont fait partie de leur exaspération et l’un d’entre eux a même promis de ne plus jamais prendre l’avion dans cette ville du nord-ouest de l’Angleterre.

« Le dossier d’attente pour la sécurité à l’aéroport de Manchester s’étend maintenant à l’extérieur du bâtiment du terminal. En tant qu’utilisateur régulier de l’aéroport, je pourrais décrire mes expériences ces derniers temps, mais je m’abstiens généralement de jurer sur Twitter.

« Je n’utiliserai plus jamais l’aéroport de Manchester. Une expérience absolument épouvantable […].

Les embouteillages ne sont pas seulement constatés au Royaume-Uni. Le premier week-end de mai, la compagnie KLM a annulé 70 de vols depuis et vers Amsterdam-Schiphol à cause d’une trop forte affluence, ainsi qu’au manque de bagagistes et d’agents de sécurité. Résultat, décrit Le Monde, les pompiers ont dû intervenir pour distribuer l’eau aux patients voyageurs. Un peu plus tôt, autour de Pâques, Lufthansa a aussi dû supprimer une centaine de vols à l’aéroport de Francfort… Les exemples sont nombreux depuis le début de l’année.

Il manquera du personnel dans les aéroports cet été

La situation ne risque pas de s’arranger pour les vacances d’été. Eurocontrol, l’organisme de surveillance du trafic aérien européen, a calculé un nombre de vols équivalent à 83% du niveau de 2019 lors de la semaine du 21 au 27 avril dernier. Ce chiffre pourrait monter jusqu’à 95 % en août, selon ses attentes.

“Le défi dans l’immédiat est de gérer la hausse soudaine du trafic, étant donné que la pandémie a eu pour effet d’énormément réduire les ressources des aéroports et de la manutention au sol”, a reconnu dans un communiqué publié Olivier Jankovec, le directeur général d’ACI Europe, la principale association des aéroports européens. Pour répondre à la nouvelle demande post-Covid, il faut donc recruter.

C’est là que le bat blesse. Olivier Jankovec explique que le “marché du travail européen” est “extrêmement tendu” en ce moment. « Le fait que les agents de sécurité et au sol soient restés au bas de l’échelle des salaires et qu’il faut travailler tous les jours de la semaine dans ces métiers est clairement un handicap pour attirer de la main d’œuvre », souligne-t-il. S’ajoute la durée de formation d’environ 16 semaines, qui rend impossible l’arrivée de personnel d’ici à la pause estivale.

Les passagers devront être patients

Les métiers les plus recherchés sont “les postes qu’on appelle dans le jargon ‘l’inspection filtrage’, c’est-à-dire tous les contrôles [de sécurité] qui sont effectués, que les passagers connaissent bien avant de rejoindre les salles d’embarquement », a détaillé sur Europe 1 lundi 9 mai Thomas Juan, président de l’Union des aéroports français. “Ce sont des emplois en horaires décalés au travail le week-end, mais qui sont essentiels pour toute l’organisation aéroportuaire.”

C’est cette main d’œuvre dont manquent cruellement les aéroports parisiens. Orly et Roissy Charles-de-Gaulle ont besoin de 4000 personnes pour les postes de filtrage, a confirmé le PDG du Groupe ADP sur BFM Business. Augustin de Romanet a assuré avoir des difficultés “énormes” à recruter, alors que le trafic a augmenté de 211,8% le premier trimestre 2022 dans ces deux aéroports. Ils ont accueilli 14,6 millions de passagers sur cette période contre 4,7 millions un an plus tôt.

Les voyageurs devront donc “être patients” cet été car “il y aura des attentes supplémentaires aux contrôles et ailleurs”, a averti Thomas Juan interrogé sur Franceinfo ce mardi 10 mai. Il prévient qu’il faudra « bien regarder les délais de présentation à l’enregistrement qui sont indiqués par les compagnies aériennes. On va ajuster cela avec les entreprises. Si la situation se crispe, il faut que les passagers acceptent bien les consignes ».

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Amazon va aider financièrement ses employées qui devraient voyager pour avorter

Depuis cet automne, de nombreuses sociétés américaines ont caractérisé leur soutien, en interne ou publiquement, au droit des femmes à avorter, au moment où celui-ci est de plus menacé aux États-Unis.

Amazon va désormais rembourser les frais de déplacement de ses employées américaines pour certaines interventions médicales non critiques, y compris les avortements, alors que plusieurs États conservateurs ont voté des lois restreignant l’accès aux interruptions volontaires de grossesse (IVG). Contacté par l’AFP, le groupe a confirmé lundi les rapports de presse sur le changement de son assurance santé, mais pas les raisons de cette extension de couverture. Le géant du commerce en ligne, qui emploie environ 1 million de personnes aux États-Unis, rembourse jusqu’à 4.000 dollars de frais (déplacement et hébergement) pour des traitements qui ne sont pas disponibles dans un rayon de 160 km du logement.

Amazon, comme de nombreuses entreprises, subit une hausse des coûts généralisée, de la chaîne d’approvisionnement à la main-d’œuvre, à cause de l’inflation et de la pandémie. Le groupe de Seattle a évalué à 6 milliards de dollars les coûts additionnels sur les trois premiers mois de l’année. Samedi, il a annoncé à ses employés un retour en arrière dans sa prise en charge du Covid. Les salariés ayant attrapé le virus pourraient prendre cinq jours de congé non rémunérés ou des jours de congé maladie payés, en fonction de l’allocation prévue par leur contrat, a précisé un porte-parole. L’extension des remboursements de frais de voyage révélée lundi inclut aussi, entre autres, l’oncologie, les traitements contre l’obésité, les anomalies congénitales (dans les 24 mois après la naissance), les soins pour la santé mentale ou encore les service anti-addiction.

Décision de la Cour Suprême en juin

Depuis cet automne, de nombreuses sociétés américaines ont caractérisé leur soutien, en interne ou publiquement, au droit des femmes à avorter. Citigroup a indiqué en mars que ses salariées seraient remboursées au cas où elles doivent voyager pour une IVG, précisant qu’il s’agissait d’une réponse aux nouvelles législations dans certains États. Le 1er septembre 2021, une des lois anti-avortement les plus restrictives des États-Unis est entrée en vigueur dans l’État républicain du Texas, interdisant toute IVG à partir du moment où un battement de cœur du fœtus est perceptible à l’échographie , soit quatre semaines environ après la fécondation. Depuis, plusieurs textes limitant également l’accès à l’IVG ont été votés dans d’autres États conservateurs comme l’Oklahoma (jeudi dernier), la Floride, ou le Mississippi.

La légalité du texte voté dans le Mississippi est en examen à la Cour suprême des États-Unis, avec une décision attendue en juin. Les juges conservateurs, désormais ultra-majoritaires, ont laissé entendre qu’ils pourraient réduire voire annuler le droit à l’avortement, aujourd’hui valable tant que le fœtus n’est pas viable, soit vers la fin du deuxième trimestre.


À VOIR AUSSI – « Si Jeff Bezos pense qu’il a gagné, il n’a pas gagné » : le premier syndicat d’Amazon aux États-Unis a échoué dans un deuxième entrepôt

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Dassault Aviation signe un contrat historique avec les Émirats arabes unis

Avec cette commande ferme, la plus importante jamais créée par Dassault Aviation, le constructeur de l’avion de combat français, marque un sixième succès à l’international.

Historique. Jamais la France n’avait signé un contrat militaire d’une telle envergure à l’international. Lors de la première étape de la tournée régionale d’Emmanuel Macron dans le Golfe (du 2 au 4 décembre), les Émirats arabes unis (EAU) ont commandé 80 avions de combat Rafale. Il s’agit d’un contrat ferme, sans option ni indemnité. Le contrat a été remis par Éric Trappier, PDG de Dassault Aviation

Rafale : le second contrat égyptien est entré en vigueur Deux autres contrats militaires ont été signés. Le premier, avec le missilier européen MBDA, qui fournit des missiles air-air Mica NG et de croisière Black Shaheen, la version export du Scalp. Le troisième, avec Airbus pour livrer 12 hélicoptères de transport Caracal. Ces trois contrats totalisent un montant de« plus de 17 milliards d’euros » souligne l’Élysée. « Le volet Rafale représente 14 milliards, l’armement, plus de 2 milliards, et les hélicoptères, 1 milliard »,

précise le cabinet de Florence Parly, la ministre des Armées. « La vente de 80 Rafale à la Fédération des EAU est un succès français : j’en suis très fier et très heureux. Je veux demander les autorités émiraties du renouvellement de leur confiance dans nos avions. Après les Mirage 5 et les Mirage 2000, ce contrat Rafale vient fournir la relation stratégique qui unit nos deux pays et la satisfaction de l’armée de l’air des EAU, partenaire historique et exigeant de notre société », déclare Éric Trappier. Ce contrat, « par son ampleur, renforce encore le partenariat stratégique et militaire, noué entre la France et les EAU, et l’interopérabilité des forces françaises et émiraties dans leurs aspects militaires et techniques »,

souligne l’Hôtel de Brienne. Les EAU veulent en effet des matériels qui soient au même niveau d’excellence technologique et opérationnelle que ceux utilisés par les armées françaises. Abu Dhabi a porté son choix sur un Rafale au standard F4, qui est en cours de développement et que la France n’a pas encore commandé (ce sera choisi fait en 2023). C’est pourquoi les premières livraisons des Rafale émiratis commenceront en 2027 et s’étaleront jusqu’en 2031. Dans l’intervalle, les armées émiraties, qui sont aussi équipées de 80 chasseurs américains F-16, continueront à utiliser leurs 60 Mirage 2000 -9. « Avec le standard F4, le Rafale entre dans l’ère du combat connecté »,

résumer le ministère des Armées. La version la plus avancée du Rafale intègre également des améliorations issues du retour d’expérience des armées françaises. Au cours de la tournée d’Emmanuel Macron dans le Golfe, pas moins de 30 milliards de contrats doivent être signés, en trois jours, hors commandes militaires (lire ci-contre). Mais le nouveau succès du Rafale, la sixième à l’international, en est le plus emblématique. Cela fait en effet plus de dix ans que ce contrat est « sur la table », passant par des phases de réchauffement et de glaciation. « Comme nous en Europe, les EAU ont observé le désengagement des États-Unis dans le Golfe et, comme nous, ils ont des doutes sur l’implication américaine. Les discussions sur le Rafale ont repris voix un an », explique l’Hôtel de Brienne. « Il y a eu un alignement des planètes et une implication politique d’Emmanuel Macron à Florence Parly, ainsi que de l’Équipe France avec les industriels, afin de créer les conditions pour conclure ce contrat »,

ajoute-t-on au ministère des Armées. Et l’avion est « au meilleur niveau mondial », insiste le ministère des Armées. Cela, grâce à sa capacité à évaluer d’un standard à l’autre. Il est « combat prouvé » après avoir été engagé sur plusieurs théâtres d’opérations extérieures en Afrique et au Levant. « L’avion est à maturité, il est totalement opérationnel », explique Éric Trappier

(lire interview ci-dessous).

Bonne nouvelle pour l’industrie française Cette commande conclue une année qui fait de 2021 un grand millésime pour le Rafale, avec quatre contrats remportés à l’international, en Égypte et aux EAU ainsi qu’en Grèce et en Croatie, deux pays européens, membres de l’Otan. Le contrat des EAU constitue une bonne nouvelle pour l’industrie française. Dassault Aviation va augmenter sa production, afin de passer progressivement d’un à deux Rafale assemblés par mois. Dans le même temps, l’écosystème Rafale, avec l’électronicien Thales et le motoriste Safran, ainsi que les 400 entreprises de toute taille qui travaillent, avec leurs 7 000 salariés, pour le programme, vont monter en puissance. « Ce qui crée des centaines voire des milliers d’emplois supplémentaires en France »,

se réjouit le ministère des Armées.

Grâce au Rafale, l’activité de Dassault se redresse fortement Le fleuron des forces françaises a donc fait mentir les Cassandre qui lui prédisaient un sombre avenir hors de France. Pendant des années, le Rafale, dont le premier prototype a effectué son vol inaugural en 1991, a été taxé d’« invendable », car « trop cher, trop sophistiqué et trop franco-français ».

Mais avec la mise en service du premier escadron (12 avions) au sein de l’armée de l’air française, en juin 2006, et son engagement au combat, l’avion a pu faire ses preuves.Parallèlement, le monde a changé. Après avoir engrangé les « dividendes de la paix » avec la fin de la guerre froide, en utilisant leur budget militaire, les États ont réinvesti dans leur défense, au début du XXI e

siècle. Et se sont engagés dans un cycle de modernisation de leurs équipements. Cela afin de faire face au terrorisme islamique, à la multiplication des conflits et des tensions (Méditerranée, Moyen-Orient, mer de Chine) mais aussi à la montée de la surpuissance chinoise. La France, sa politique d’équilibre et son offre de haut niveau, a retrouvé de l’attractivité tandis que les États-Unis basculaient leur centre d’intérêt vers la zone Indo-Pacifique et engageaient leur retrait du Golfe.