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Quand Quimper donne des ailes (2) : Basile Rio, l’aviation dans le sang – Quimper



« L’aéro ? Je suis allé au Likès spécialement pour ça, je voulais obtenir des bourses pour voler ». Basile Rio, 24 ans en juillet, un grandiose dans une famille de passionnés, dans le Pays fouesnantais. « Mon grand-père a été navigateur sur Atlantic pour la Marine nationale, puis contrôleur aérien », détaille-t-il. Son père, Jean-François, est un pilote d’ULM : « Depuis tout petit, j’ai pris l’habitude d’aller à des meetings aériens et la maison est pleine d’avions miniatures ».

Lui, d’ailleurs, se voit pilote de chasse dans l’aéronavale. Son stade de troisième, il l’a réalisé à la base de Landivisiau, « là où sont basés les Rafale ». Et en a fait un second, cette fois « à la tour de contrôle de Dinard ». Et ce, tout en enchaînant les heures de vol à l’aéroclub de Lorient, après son brevet d’initiation à l’aéronavale (BIA) qu’il a obtenu en 2014. Outre ses cours de sciences. « Après la seconde aéro, j’ai continué avec un bac S, spécialité SVT. J’ai eu mon bac mention bien », détaille Basile Rio.

Je me suis rendu compte que je ne voulais pas de ce style de vie, que je ne voulais pas prendre le risque de devoir larguer des bombes sur des gens, même si les avions militaires sont des machines exceptionnelles

On lui conseille d’attendre un peu avant de s’engager dans l’armée ? Il part en médecine. « Il me manquait clairement la motivation, alors j’ai arrêté. Et finalement, cette année a fait que je me suis rendu compte que je ne voulais pas de ce style de vie de pilote dans l’armée, que je ne voulais pas prendre le risque de devoir larguer des bombes sur des gens, même si les les avions militaires sont des machines exceptionnelles ».

(Basile Rio)

Il s’envole pour Brighton, « afin de bien apprendre l’anglais », et passe les sélections pour les écoles privées d’aviation, avant de bosser en intérim, le temps d’avoir les résultats. En décembre 2018, il est pris à Coventry, toujours en Angleterre.

« Je rentre chez moi tous les soirs »

S’ensuivent six mois de théorie puis il part pour Hamilton, en Nouvelle-Zélande, pour la formation en vol. « J’y suis resté un an et demi, c’était en plein covid-19 ». Il passe trois mois pour les qualifications vol aux instruments en Irlande puis revient, en juillet 2021, en Angleterre pour recevoir son diplôme. « On était en pleine sortie de covid, c’était très compliqué ».

Quand Quimper donne des ailes (2) : Basile Rio, l'aviation dans le sang
(Basile Rio)

janvier 2022, il pilote des Boeing 737 pour Ryanair. En tant que premier officier, il seconde le commandant de bord. « L’un prend les commandes, l’autre la radio. Et sur les vols retournés, sur échange ». Selon le modèle de la compagnie, il ne côtoie jamais ou presque les mêmes personnels. « Cela permet de rester toujours très concentré et de ne pas se reposer sur l’autre ».

Il frôle actuellement les 400 heures de vol, sur des courts et moyens courriers. « Cela paraît ridicule pour des pilotes expérimentés !, reconnaît Basile Rio qui rejoint Malte, sa première base permanente, en juin. Mais je rentre chez moi tous les soirs ». Et ça, son père, qui le suit via le site Flightradar, peut l’attester.

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