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Pourquoi il faudra absolument arriver en avance à l’aéroport cet été ?

Chaque année, c’est le moment tant redouté. Vous claquez la porte de votre maison ou appartement que vous ne reverrez plus pendant plusieurs jours voire plusieurs semaines. Est-ce que le gaz est bien éteint ? Les croquettes du chat ont-elles été sorties à côté de la petite note à l’adresse de la voisine qui viendra après-demain ? Est-ce que vous n’avez pas laissé derrière vous votre passeport, vos lunettes ou vos médicaments uniquement disponibles sous ordonnance ?

Et si tous ces stress ne suffisaient pas, il y a bien sûr l’heure du départ. Elle a généralement été bien choisie à l’avance, trois heures avant le décollage pour ceux à qui on ne la fait pas, à la dernière minute pour les épicuriens en quête de sensations fortes. Cette année, les deux clans devront sans doute se mettre d’accord. Il faudra partir bien (bien) en avance sinon rien. En cause ? Un manque de personnel dans les aéroports cet été.

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“Revenge travel” et manque de personnel

C’est le Huffington Post qui nous relai l’info. “Avec la forte hausse du nombre de voyageurs en raison de la reprise post-Covid et le manque de personnel dans le secteur aérien, les délais dans les fichiers d’attente risquent d’exploser pour les vacances”, explique-t-il. Et il n’a pas fallu attendre cet été puisque le 9 mai dernier à Birmingham, des files d’attente interminables ont fait rater leur avion à 23 passagers sur 7 500 voyageurs. Même problème à Manchester le même jour où plusieurs voyageurs ont partagé sur les réseaux sociaux des photos de fichiers si longues qu’elles continuaient même en dehors de l’enceinte de l’aéroport.

Le week-end du 1er mai, Le Monde relaie la “situation chaotique” à l’aéroport d’Amsterdam cette fois. La compagnie nationale KLM a dû annuler plus de 70 vols en raison d’un manque criant d’agents de sécurité et de bagagistes. Le défi pour les compagnies aériennes va donc être de gérer la hausse soudaine de trafic dans un contexte de “revenge travel” post-Covid. Parallèlement, la pandémie a eu pour effet de réduire les ressources des aéroports et la manutention au sol.

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Difficile de recruter

Le problème, c’est qu’il est particulièrement difficile d’attirer de recruteur actuellement selon Olivier Jankovec, le directeur général d’ACI Europe, la principale association des aéroports européens. “Le fait que les agents de sécurité et au sol soient restés au bas de l’échelle des salaires et qu’il faut travailler tous les jours de la semaine dans ces métiers est clairement un handicap pour attirer de la main d’œuvre”. Trouver des remplaçants à ceux qui ont quitté l’entreprise durant la crise sanitaire s’annonce donc particulièrement complexe. D’autant qu’une formation dure en moyenne 16 semaines, ce qui rend toute solution impossible d’ici les vacances d’été.

L’aéroport de Bruxelles-Zaventem a lancé une opération de recrutement de 1 200 collaborateurs, mais se heurte à la faiblesse des salaires du secteur, ainsi qu’à la nécessité, pour les candidats, d’accepter des horaires pendant la nuit et le week-end. Aux Pays-Bas, les conditions de travail seraient devenues tellement impossibles pour les employés que des grèves “sauvages” non organisées par les syndicats – fait exceptionnel là-bas – ont éclaté. Plusieurs centaines de vols devaient être annulés, au point que la police avait dû couper les routes qui permettaient d’accéder à l’aéroport.

On prévoit donc une attente supplémentaire aux contrôles et ailleurs cet été. Il faudra être attentif aux délais de présentation à l’enregistrement indiqué par les compagnies aériennes et, surtout, prendre son mal en patience. Allez, bonnes vacances !

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