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A Cannes, il y a le ciel, l’Estérel et la mer

Par Marie Godfrain

Publié hier à 19h00, mis à jour hier à 19h00

Récemment revampé au pied du Suquet, le centre historique de la ville, également appelé le « Vieux-Cannes », l’Hôtel Belle Plage, qui surplombe un parc planté de palmiers et de pins parasols, est aux antipodes des palaces clinquants de la Croisette . Dès le hall, un banc maçonné accueille les visiteurs face à un bar en terrazzo et une bibliothèque en plâtre. Le même esprit se prolonge jusqu’au restaurant du toit-terrasse, dont les immenses garde-corps transparents laissent le regard filer à l’horizon.

La porosité entre intérieur et extérieur est également au cœur de l’aménagement des chambres, qui offre toutes une vue sur la Méditerranée, avec les majestueux contreforts de l’Estérel en toile de fond. La luminosité azuréenne est partout mise en valeur dans cet établissement qui joue la carte du dedans-dehors.

La chambre 502 de l'hôtel Belle Plage de Cannes.

Compacte mais confortable et ultrachaleureuse, la 502 est, à l’image de ses voisines, dotée d’un balcon et d’un sol en opus incertum. Le linge de lit en lin se marie à la pierre massive des lavabos et à la chaux des murs. Déjà aux commandes de l’Hôtel national des Arts et Métiers, à Paris, l’architecte et designer Raphaël Navot a tout conçu, des façades aux intérieurs en passant par le mobilier. Il propose ici une nouvelle variation de son travail organique en convoquant l’art cycladique et l’architecture Bauhaus de Tel-Aviv, mais aussi le plâtre moulé, un composant emblématique des hôtels de la côte. Une approche qui lui permet de transformer un établissement des années 1930 en cocon azuréen bien dans son époque.

Hôtel Belle Plage, 2, rue Brougham – Square Mistral. Chambres à partir de 250 euros la nuit (hors festival). hotelbelleplage.fr
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A 400 mètres : visiter un monument historique

Loin des clameurs de la Croisette, une balade à travers les ruelles en pente du quartier du Suquet (« sommet », en occitan) et leurs façades pastel, permet de rejoindre Notre-Dame-d’Espérance, une église aux styles gothique et Renaissance construit en haut d’un promontoire entre mer et montagne au XVIe siècle. Parmi les joyaux de ce monument historique, on trouve dans la chapelle des fonts baptismaux une sculpture d’origine bourguignonne datant du XIVe siècle qui représente sainte Anne, la Vierge et l’Enfant Jésus.

Église Notre-Dame-d’Espérance, 1, rue de la Castre.

A 400 mètres : découvrir des trésors

Installé dans les vestiges du château médiéval des moines de Lérins, le Musée des explorations du monde présente les collections du baron Lycklama (pièces d’archéologie méditerranéenne, artefacts himalayens, accessoires de pêche inuits ou céramiques précolombiennes), que ce dernier légua en 1877 à la ville de Cannes. Au cœur de cet ensemble, la chapelle Sainte-Anne rassemble un ensemble d’instruments de musique du monde entier. L’autre atout du musée, c’est le point de vue qui s’ouvre à 360 degrés sur Cannes et le littoral depuis le sommet de la tour de guet médiévale, qui s’atteint après avoir gravi 109 marches.

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