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Balades au vert et au grand air dans le Bregenzerwald

Du vert à perte de vue. Des pelouses galbées aux allures de fairways de golf, où aucun brin ne dépasse. Ici et là, des vaches, placides ruminants campés dans des prairies d’abondance. De grands chalets en bois, souvent fleuris, parsèment le décor, sur fond de montagnes forestières. Et quand le vert disparaît, la roche calcaire l’emporte, à l’image du Kanisfluh (2 044 m), falaise totem du village d’Au, au sud du Bregenzerwald, en Autriche.

Il flotte un air de perfection au long des routes en lacets et des sentiers de cette région du land du Vorarlberg, le plus à l’ouest du pays. Harmonie des courbes, entretien des jardins… le pays est réputé pour le soin apporté aux paysages et l’opulence de ses fermes. L’agriculture de montagne ne semble pas souffrir ici des mêmes maux que certaines vallées alpines ou pyrénéennes, fragilisées par l’isolement et le morcellement des exploitations.

Ce territoire de 23 villages inspire l’apaisement. La tentation est forte de filer au grand air pour arpenter les innombrables hameaux perchés, comme Au, Krumbach ou Schwarzenberg. La beauté des alpages est ici un puissant stimulant pour la marche. Au Bregenzerwald, plus de 1 500 kilomètres de sentiers sont balisés, avec une cinquantaine de circuits réalisables à la journée, du facile au plus rude.

Moins fatigants mais tout aussi spectaculaires, des téléphériques grimpent à l’assaut des sommets. Depuis Schoppernau, cap sur le Diedamskopf (2 090 m) afin d’embrasser du regard, au sud, les pics surplombant la région, le Grosser Widderstein (2 533 m), le Hochkünzelspitze (2 397 m), le Zitterklapfen (2 403 m)… Au-delà des prairies, ces montagnes brutes et ravinées floutées par une brume de chaleur dominent d’autres sommets et des vallons glaciaires, où subsistent de rares névés.

Mousses et petites fleurs

Des balades le nez en l’air… ou en regardant ses pieds et les plantes sauvages qui pullulent. C’est la spécialité de Katharina Moosbrugger. Ce guide naturaliste nous emmène dans le Fohramoos, une zone de tourbières étendue au-dessus du village de Schwarzenberg. Derrière un étang résiduel à l’eau brune, la forêt mixte de feuillus et de résineux recouvre un sol meuble. Plus longe, une clairière rayonne dans la lumière. Mousses et petites fleurs en profitent pour pousser dans la terre spongieuse. Certaines sont comestibles, d’autres carnivores, comme le drosera à feuilles rondes. « Au printemps, en collant son oreille à l’écorce des bouleaux, on entend l’eau monter dans les troncs. Si on fait un trou, on peut même la boire, c’est détox »assure la jeune femme.

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