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Gers : un voyage vers l’Éden : une aventure poétique tournée dans le département

l’essentiel
Pour cette première semaine du mois de mai, Thomas Larralde, un jeune acteur espagnol d’origine gersoise revient sur ses terres pour y tourner un court métrage entièrement dans la langue de Castille.

Le cinéma espagnol s’exporte dans le Gers avec le tournage d’un court métrage : « Un viaje hacia el Edén » ou « Un voyage vers l’Éden ». Aux manettes du film, Thomas Larralde, jeune acteur que l’on peut apercevoir dans des publicités ou des séries à succès à l’image d’Élite sur la plateforme Netflix. Originaire du Gers, il s’est lancé dans le cinéma espagnol il y a tout juste un an, en intégrant une école à Madrid. « C’est l’acteur de la série Narcos, Alberto Ammann, qui m’a fait prendre goût pour ce milieu-là », confie le jeune réalisateur.

Dernières répétitions et concentration avant de démarrer la voiture et filmer les plans.
DDM – NEDIR DEBBICHE

Plus récemment, il s’est lancé dans le tournage d’un court métrage entièrement en espagnol. Amoureux de la région et fidèle à ses racines, il a emprunté, durant une semaine, le décor Gersois pour un tournage d’une semaine. Ce jeudi, c’est son ami, Thomas, qui lui donne un coup de main pour tenir la caméra. « J’apprécie le monde de la technologie, de la vidéo, du cinéma, quand il m’a parlé du projet et qu’il m’a invité à y participer je n’ai pas hésité », affirme-t-il.

Silence, moteur, ça tourne… Action !

Réalisateur mais également acteur de son propre film. Thomas Larralde est au casting de l’œuvre, dans la peau de Simon, un jeune homme dont la vie semble au premier abord tracée, facile, sans embûches. Au cours d’un covoiturage, il se retrouve aux côtés de Vaiana, jouée par l’actrice argentine et amie de Thomas, Nahir Arneri, qui se rend rapidement compte de cette fausse vie heureuse que prétend vivre Simon. Ce voyage va le conduire à déconstruire toutes ces fausses idées qu’il a de lui-même et de son véritable bonheur.

« Ce sont tous mes voyages, mes expériences et des rencontres surtout qui m’ont donné l’idée du scénario », explique le réalisateur. Mais entre le jeu d’acteur et la réalisation, le choix semble difficile pour lui. Mais cette nouvelle aventure en vaut la chandelle. « C’est une expérience incroyable », confie-t-il.

Au volant d'une Renault 308 CC, Thomas Larralde donne les dernières indications avant de tourner.

Au volant d’une Renault 308 CC, Thomas Larralde donne les dernières indications avant de tourner.
DDM – NEDIR DEBBICHE

Une des scènes se tourne sur la route qui passe devant la mairie de Saint-Jean-le-Comtal, il s’agit d’un dépassement de voiture. « La prise est parfaite », se félicitent le réalisateur et son opérateur vidéo.
Les discussions et la caméra attisent la curiosité du maire du village. Fenêtre ouverte, l’édile avait une vue directe sur le “plateau” mais ne semblait pas au courant de ce qu’il s’y passait. Une occasion toute trouvée pour venir à la rencontre de la petite équipe et encourager le projet.

Un film fait maison

Le monde du cinéma est rude : castings, repérages, tournages jusqu’à parfois tard le soir. Mais ce n’est pas un monde qui effraie Thomas Larralde qui a décidé de passer derrière la caméra pour cette fois. Côté matériel, on ne s’encombre pas, petit budget oblige.

Thomas (à droite) joue les opérateurs vidéo pour ce jour de tournage.

Thomas (à droite) joue les opérateurs vidéo pour ce jour de tournage.
DDM – NEDIR DEBBICHE

Pour les accessoires, une Renault 308 CC est à disposition. Belle voiture mais il faut faire quelques contorsions pour tourner certains plans de l’intérieur. Pour la figuration, sur la mise sur le local. Au volant d’un Berlingo, béret sur la tête, Pierre a pris volontiers sur son temps pour tourner dans la séquence du jour qui s’est conclue aux alentours de 21 heures.

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