Categories
Actu france Environnement Monde Sport Tourisme Vacances

un Algérien de France témoigne

C’est l’histoire d’un périple et de retrouvailles longtemps espérées. Jalil, 32 ans et sa mère âgée de 65 ans, ont entraîné ce mardi 3 mai un voyage fébrilement attendu. Mère et fils font partie de la diaspora algérienne installée à Paris qui n’a pas pu venir en Algérie visiter leur famille depuis fin 2019, bloquée par la fermeture des frontières et tributaire des restrictions liées à la pandémie.

Echaudés par des billets d’avion Air Algérie qu’ils avaient réservés il y a quelques semaines et qui ont été annulés à la dernière minute, Jalil et sa mère ont finalement opté pour Tunisair afin de rejoindre Alger depuis la France. « Faire un Paris/Alger avec une escale à Tunis ce n’est pas l’idéal, c’est fatiguant, mais je préfèrerais procéder ainsi et être sûr d’avoir un vol dans mes impératifs de date liés à mon travail. », explique le jeune homme à VVA.

Au total 5h de voyage, et 700 € de billet aller/retour par personne : des chiffres qui pèsent lourd quand on sait qu’en principe le vol direct ne dure qu’1h45 environ, et que la compagnie aérienne Air Algérie a récemment baissé le tarif de ses billets. Mais Jalil préfère retenir le positif : « On a pu arriver au lendemain de l’Aïd el Fitr, c’est un beau cadeau pour nous, surtout quand on sait que beaucoup d’autres n’ont pas eu cette chance ».

Des obstacles nombreux

Il faut dire que rien n’a facilité ce voyage. Alors que sa mère a failli ne pas obtenir son passeport algérien dans les temps, à cause des délais d’attente dans les consulats en France, Jalil, lui a dû faire une demande de Visa pour être sûr de pouvoir partir. « Mon passeport était périmé et je ne m’attendais pas à autant d’attente pour le faire renouvelé, on me proposait un rendez-vous au mois de juillet ! Par sécurité j’ai opté pour un Visa, sinon le voyage tombe à l’eau si près du but. », raconte-t-il.

Retrouvez le parfum de l’Algérie, une température agréable et l’accueil chaleureux de leurs proches ont effacé les embûches du parcours. Jalil et sa mère vont pouvoir profiter de quelques jours de vacances près d’Alger après un Ramadan passé en France dans une ambiance peu conviviale.

« Cette année c’était assez lourd en pleine élections présidentielles et avec l’inflation des matières premières, je ferai en sorte de passer le Ramadan au bled l’année prochaine, si c’est possible car ça a une saveur incomparable. », espère Jalil en souriant.

Leave a Reply

Your email address will not be published.