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les inquiétudes des constructeurs et des compagnies aériennes

Il y a déjà près de deux ans que les compagnies aériennes, les avionneurs et les régulateurs ont exprimé leurs inquiétudes, sur de possibles problèmes d’interférence entre la 5G et les outils de navigation des avions. Leurs doutes ne sont pas nouveaux.

Ce qui est en cause, c’est d’un côté la bande passante utilisée par la 5G, comprise entre 3,7 et 4 GHz, et de l’autre, celle qui sert aux radioaltimètres des avions, nécessaire aux atterrissages dans le mauvais temps, comprennent entre 4,2 et 4,4 GHz. Leur spectre est très proche et pourrait entraîner des dysfonctionnements sur de nombreux systèmes électroniques indispensables au bon fonctionnement des avions.

En France, principe de précaution oblige, la direction générale de l’aviation civile à demandé aux opérateurs de téléphonie de brider leurs antennes relais, à proximité de 17 aéroports, et aux équipages de faire respecter la consigne aux passagers d’éteindre leur téléphone. Consigne qui n’est pas tout le temps respectée.

Car ce qui s’inquiète ce qui préoccupe l’aviation civile, c’est que la technologie active de la 5G vient pointer directement son faisceau sur les mobiles 5G à bord de l’avion, sans pour l’instant pouvoir l’affirmer ou l’infirmer. C’est pour cette raison que la DGAC émet une simple recommandation et non une obligation réglementaire.

Aux États-Unis, en revanche, ces doutes sur la G5 plus puissante, et dont la bande de fréquences est encore plus proche, a viré au bras de fer entre les compagnies aériennes et les opérateurs AT&T et Verizon. Les compagnies menacent de porter l’affaire en justice. Car malgré la mise en garde de la FAA, l’aviation civile américaine, les deux opérateurs veulent utiliser au plus vite ces nouvelles bandes de fréquence qu’elles ont payées au prix fort en février dernier, à l’issue d’un appel d ‘offres de plusieurs dizaines de milliards de dollars.

La mise en service de ces nouvelles fréquences a déjà été reportée à trois reprises, la dernière en date, au 19 janvier prochain. Mais la FAA, poussée par Airbus et Boeing veut plus de temps pour vérifier que la 5G et l’aviation civile cohabitant capable sans danger pour la sécurité des vols. Elle a parallèlement émis de nouvelles directives limitant l’utilisation des radioaltimètres lors d’approches 4/3, tout en automatique lors de conditions météorologiques dégradées.

Les compagnies aériennes américaines ont fait partie de leur préoccupation face aux coûts potentiels induits, et ont appelé les autorités à trouver une solution rapidement.

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