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Aviation : Boeing voit grand pour l’Afrique

Les opportunités du marché de l’aviation commerciale en Afrique ont été attribuées par Boeing à près de 400 milliards de dollars au cours des 20 prochaines années. En effet, le constructeur aéronautique et aérospatial américain a livré ses dernières attentes pour le marché africain de l’aviation qui a déjà mené sa reprise.

«2023 serait l’année du retour à la normale pour l’industrie aéronautique mondiale». C’est ce qu’affirme Randy Heisey, directeur général de Boeing en charge du marketing commercial pour le Moyen-Orient et l’Afrique, dans le cadre d’un webinaire dans lequel le groupe aéronautique a présenté ses nouvelles demandes concernant les besoins de l’Afrique en avions commerciaux et services aéronautiques au cours des 20 prochaines années. Dans ce cadre, Randy Heisey a présenté les conséquences attendues de la pandémie de Covid-19 sur le secteur du transport aérien africain, ainsi que les tendances de reprise du marché.

Pour lui, « le continent africain suit la même tendance de résilience et de reprise que la Chine, l’Europe ou encore les Amériques ». Si la reprise des liaisons aériennes se confirme de plus en plus un peu partout sur le continent africain, Boeing s’attend à ce que les compagnies aériennes africaines acquièrent 1.030 nouveaux avions d’ici à 2040, ce qui représente une valeur de 160 milliards de dollars. Le constructeur a proposé les besoins de ces entreprises en termes de services après-vente (fabrication et réparation) à 235 milliards de dollars, afin de soutenir la croissance du transport aérien et les économies nationales dans l’ensemble du continent. Notons que Boeing a annoncé ces entreprises dans le cadre de son étude 2021 Commercial Market Outlook (CMO) relatif aux besoins à long terme en avions commerciaux et en services aéronautiques.

Des perspectives optimistes
Par ailleurs, Randy Heisey affirme que « les solides perspectives de croissance à long terme de l’aviation commerciale africaine sont étroitement liées à la croissance économique du continent qui devrait être de 3 % par an au cours des deux prochaines décennies ». Des initiatives, telles que la zone de libre-échange continentale africaine et le marché unique du transport aérien africain, devraient inciter le commerce, le transport aérien et la coopération économique. « La classe moyenne et la population active du continent devrait doubler d’ici à 2040, avec pour une conséquence une augmentation de la demande de transport aérien », prévoit le directeur général de Boeing en charge du marketing commercial pour le Moyen-Orient et l’ Afrique. Ceci sans oublier les voyages et le tourisme, deux secteurs concernés par l’Afrique disposent de bonnes perspectives de développement. Cette évolution va de paire avec l’urbanisation croissante et la hausse des revenus enregistrés sur le continent. « Les entreprises africaines disposent de solides atouts pour soutenir la croissance du trafic interrégional et conquérir des parts de marché en proposant des services qui connectent les passagers et offrent le commerce intracontinental de façon efficace », renchérit Randy Heisey.

Hausse des recrutements
Pour ce qui est des perspectives chiffrées avancées par Boeing à l’horizon 2040, il faudra noter que la flotte des compagnies africaines augmentera annuellement de 3,6 % afin de répondre à la progression du trafic passagers requis à 5,4 % par an, ce qui en fait le troisième taux de croissance au monde sur la période. Les monocouloirs censés représenter plus de 70 % des livraisons d’avions commerciaux avec 740 nouveaux avions principalement destinés au trafic intérieur et interrégional. En outre, les compagnies africaines devaient acquérir 250 nouveaux avions gros porteurs (passagers et cargo) afin de soutenir l’essor des liaisons long-courrier et du fret aérien. Par ailleurs, 80 % des avions livrés aux compagnies africaines auraient connu la croissance de la flotte grâce à des modèles de plus en plus durables et économes en carburant, tels que les Boeing 737, 777X et 787 Dreamliner, les 20 % restants remplaceront les modèles plus anciens. Les besoins en personnel aéronautique sont, quant à eux, révélés à 63.000 recrutements, à savoir 19.000 pilotes, 20.000 techniciens et 24.000 membres du personnel navigant (PNC). Enfin, les besoins en services commerciaux (chaîne des fournisseurs, fabrication, réparations et révision) sont évalués à 235 milliards de dollars.

Randy Heisey,
Directeur général de Boeing en charge du marketing commercial pour le Moyen-Orient et l’Afrique.

« Le Maroc est, comme beaucoup d’autres parties du continent africain, un pays unique lorsqu’on examine ses caractéristiques. Nous sommes contents d’avoir des relations avec le royaume, qui est un bon partenaire pour Boeing. Et nous apprécions particulièrement les connexions uniques que le Maroc nous apporte grâce à ses relations avec l’Europe. Ainsi, nous continuerons à assurer une relation importante avec le secteur aérien marocain et répondrons au mieux à ses attentes et à celles de ses voyageurs ».

Sanae Raqui / Les Inspirations ÉCO




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